La Haute Autorité de prévention et de Lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a commémoré, ce 9 décembre 2025, la 22ᵉ Journée Internationale de lutte contre la Corruption. L’événement a été marqué par une conférence-débat de haut niveau organisée autour du thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain ».
Cette célébration a constitué un moment de réflexion collective, une occasion d’introspection sur l’ampleur de la corruption et un appel à renforcer les efforts conjoints pour l’éradiquer. Dans son discours de circonstance, le Président de la HAPLUCIA, M. Kimélabalou ABA, a rappelé le contexte de l’instauration de cette journée par les Nations Unies en 2003 :

« Cette journée vise à stimuler un engagement durable et multisectoriel afin de prévenir, détecter et combattre la corruption, promouvoir l’intégrité, la transparence, la bonne gouvernance et renforcer la participation citoyenne ».
Le Togo, qui a ratifié la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC) dès 2003, poursuit depuis lors des réformes majeures pour en assurer une mise en œuvre effective.
Le Président de la HAPLUCIA est revenu sur ces avancées, soulignant les progrès institutionnels marqués par la création ou le renforcement de plusieurs structures de contrôle et de régulation : la Cour des comptes, les inspections générales (IGE, IGT, IGF), l’OTR, l’ARCOP, la DNCCP, la CENTIF, l’ITIE-Togo, la HAPLUCIA, ainsi que la Haute Autorité pour la transparence, l’intégrité de la vie publique et la lutte contre la corruption, instituée en 2024. Cet ensemble consolide désormais l’architecture nationale de gouvernance.


Sur le plan juridique, le Togo dispose d’un arsenal législatif robuste comprenant le Code pénal de 2015, la loi uniforme de 2018 contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la loi de 2014 sur la transparence dans la gestion des finances publiques, les lois organiques de 2020 et 2021 sur la déclaration de biens, la loi de 2021 relative aux marchés publics ainsi que la loi de 2016 garantissant l’accès à l’information publique. Ce cadre légal complet renforce de manière cohérente les actions de prévention et de répression de la corruption.
La célébration a également mis en lumière le rôle stratégique de la jeunesse, à la fois vulnérable face à la corruption, mais surtout actrice incontournable du changement. Les participants ont souligné l’importance de forger, chez les jeunes, une culture d’intégrité, de transparence et de responsabilité citoyenne.


La conférence-débat a réuni les représentants des organes de contrôle et de régulation, les organisations de la société civile, le secteur privé et un large public de jeunes. Les échanges ont porté sur trois axes majeurs :
- s’unir avec la jeunesse contre la corruption ; former l’intégrité de demain ;
le mécanisme d’examen de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption ;
- la contribution de la société civile dans la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption

Former l’intégrité de demain requiert une éducation fondée sur l’éthique, un accès équitable aux opportunités, un rejet total de la corruption sous toutes ses formes, ainsi que des institutions exemplaires et transparentes. À travers le thème de l’année, les Nations Unies entendent encourager une participation accrue des jeunes dans la lutte contre la corruption. Au Togo, cette ambition trouve un écho favorable grâce aux efforts soutenus conduits au plus haut niveau de l’État. M. Kimélabalou ABA Président de la HAPLUCIA a salué, à cet égard, l’engagement personnel du Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, dont la vision audacieuse, tournée vers l’avenir, place la jeunesse au cœur de l’action publique et de la construction d’une nation intègre et résiliente.
